Un souper avec Patrick - Jessica Rodiguez
Jessica Rodiguez

Mannequin à mes heures, j’emploie la moitié de mon temps à finaliser mes études en esthétique et pour rencontrer le prince charmant. Parce que ce n’est pas toujours facile d’être célibataire de nos jours pour une romantique comme moi. Oh non! C’est d’ailleurs pourquoi ce blogue existe: pour vous raconter – façon sex and the city – mes péripéties de célibataire à Montréal.

Un souper avec Patrick

Un souper avec Patrick - Jessica Rodiguez

J’avais limité mon placard à chaussures en taille pour ne pas accumuler trop de sandales, escarpins et espadrilles. Mes bonnes résolutions s’envolèrent bien vite quand je passais devant la vitrine d’un magasin de chaussures qui venait d’ouvrir dans mon quartier. Je vis des talons compensés avec des boucles cuivrées et une semelle habillée de clous. Elles avaient l’air d’être faites pour moi. J’entrais dans la boutique pour essayer ces magnifiques chaussures. Je remarquais, sur un présentoir, près de l’entrée, des sandales plates dont les lanières montaient jusque sur la cheville. J’avais déjà eu des chaussures dans ce style et je savais que cela magnifiait mes jambes. Après un essayage de cette paire de sandales, qui me décida à les acheter, la vendeuse me montra une paire de ballerines qui irait avec tout ce que je porterais, cet été.

J’entendis l’arme de mon téléphone sonner, car je l’avais programmée pour me rappeler que j’aurais un entretien avec le conseiller financier St-Lambert que Patrick m’avait recommandé. Patrick est un ami d’enfance qui connaît bien les ressorts de l’économie actuelle, et il m’aide dans mes démarches. Je l’avais invité pour un souper, dans deux jours. Cette association d’idées me donna l’occasion de commencer une liste des courses que je devais faire pour ce soir-là. J’étais prise par mes réflexions, et je n’avais pas vu que la vendeuse était revenue avec le modèle de chaussures à talons compensés que j’avais repéré dans la vitrine. Il était parfait, je n’aurais même pas à mettre des protections sur mon talon d’Achille. Comme beaucoup de femmes qui veulent absolument mettre des chaussures qui ne sont pas faites pour marcher pendant longtemps, j’ai parfois des ampoules qui se forment.

Les chaussures achetées, je sortis du magasin et je revins bien vite chez moi. Je voulais poser tous mes achats avant de repartir en ville. Je constatais que la faim commençait à me tourmenter, et je me résolus à me préparer une salade composée avant de repartir. J’avais prévu de prendre aujourd’hui les ingrédients nécessaires pour les plats que je préparerais pour Patrick. Je prévoyais de cuisiner des cordons-bleus. Avec des tomates coupées en dés, je mettrais des jeunes pousses de salade et j’assaisonnerais avec un filet d’huile d’olive et un trait de vinaigre à la framboise. Pour l’apéritif, je ferai des roulés au fromage avec une pâte feuilletée et de l’emmental râpé. Patrick rapporterait le dessert et le vin, comme il me l’avait expressément demandé.