Un petit bouquin, plutôt ennuyant

Un petit bouquin, plutôt ennuyant - Jessica Rodiguez

Je l’ai acheté dans le magasin de livres usagés avec un auvent commercial tout défraîchi au-dessus de la porte. Il est très petit, ce magasin, et quoique j’adore acheter des livres d’un commerce local, je dois dire que je suis déçue de mon dernier achat. Bon, j’imagine que le propriétaire n’est tout de même pas responsable de la qualité de l’écriture, et ne lit sûrement pas tous les bouquins qui passent dans son magasin. Par contre, je crois que celui-ci, il aurait pu se passer de le mettre sur les tablettes.

Le titre du livre est « The Monk Who Sold his Ferrari », ce qui signifie, en français, « Le moine qui a vendu sa Ferrari ».  Je l’ai pris parce que je cherche des informations au sujet des méthodes qui aident à développer la spiritualité, et je pensais bien que celui-ci racontait l’histoire d’un homme qui avait découvert un secret intéressant et passionnant, qui était lié à ma recherche. Certes, je n’étais pas loin du sujet en le choisissant, mais je ne comprends pas du tout ce que cet auteur tente de nous expliquer en donnant les techniques qu’il décrit dans sa soi-disant « fable ».

Premièrement, le vocabulaire et le style d’écriture choisis sont indéniablement faits pour des gens qui ne lisent que très peu, ou qui ont le niveau de lecture de quelqu’un qui n’a pas terminé son secondaire. C’est tellement simple, que je m’endormais presque en tournant les pages. C’était trop facile ; j’aurais pu le terminer en moins de deux jours (peut-être même, en une seule journée), si je m’étais attelée pour tout lire le plus rapidement possible. Ceci signifie aussi que les détails sont très simples, presque de manière exagérée. Alors, il n’y a que peu d’explications pour donner une idée de ce que la spiritualité signifie. On dirait que la personne avait écrit ce livre à la hâte. J’avoue ne pas avoir terminé jusqu’à la fin, parce que j’ai perdu patience.

Ensuite, une partie de l’histoire n’est même pas vraie. L’auteur insiste pour dire que le vrai bonheur doit commencer par la gestion de nos pensées. Je ne nie pas que ce soit vrai, mais le fait qu’il ait dit qu’on doit absolument enrayer 100 % de nos pensées négatives est impossible. Cet homme ne connaît rien de la psychologie humaine. Nous sommes naturellement programmés pour ressentir des émotions négatives, et elles sont, en fait, bénéfiques jusqu’à un certain point. Pour ne pas avoir ce type de pensées, il faudrait arrêter d’avoir des émotions négatives, comme la tristesse, la colère et la peur. Sans ces émotions, nous aurons beaucoup de difficultés à survivre, car ce sont elles qui nous guident dans une bonne partie de la vie, surtout quand les choses vont mal.