Quelle chance ! - Jessica Rodiguez
Jessica Rodiguez

Mannequin à mes heures, j’emploie la moitié de mon temps à finaliser mes études en esthétique et pour rencontrer le prince charmant. Parce que ce n’est pas toujours facile d’être célibataire de nos jours pour une romantique comme moi. Oh non! C’est d’ailleurs pourquoi ce blogue existe: pour vous raconter – façon sex and the city – mes péripéties de célibataire à Montréal.

Quelle chance !

Quelle chance ! - Jessica Rodiguez

Les révolutions ont toujours existé depuis des années, elles ont servi à libérer des peuples, et à rendre plus juste la société. Les révolutions étudiantes partent du même fait, celui de défendre l'intérêt étudiant et de permettre à ceux-ci de s'épanouir dans leurs conditions sociales et pédagogiques. Toutefois, ces grèves, ou ces conflits étudiants, créent souvent des violences qu'on n’aurait jamais crues de jeunes qui se disent intellectuels.

Ce jour-là, j'ai eu chaud, très chaud même, quand je faillis être tabassé par les forces de l'ordre, et massacrer par les pierres des étudiants. J'étais malheureusement, au mauvais moment, et au mauvais endroit sans le savoir. J'entendais pourtant la veille, une annonce sur la radio, stipulant qu'il y aurait une manifestation étudiante contre l'augmentation des frais de scolarité.

Mais je m'étais quand même décidé à sortir, avec l'intime conviction que les étudiants étaient civilisés et ne s'abaissaient pas à faire des actes de vandalisme. Je faisais un détour à la poste, et discutais avec une personne effectuant la livraison de courrier à Montréal, avant d'aller suivre ma leçon de tennis. J'étais à Montréal dans  le cadre d'un programme de jumelage, mais aussi en tant que touriste. Tout d'un coup, j'entendais des sons de tirs puissants et qui semblaient très près, du coup, j'étais un peu perdu. Je compris assez vite quand une bombe lacrymogène pénétra à l'intérieur parc, suivi d'une grosse pierre qui passait juste au-dessus de ma tête. Le terrain se trouvait au sein du campus social, exactement où se déroulaient les affrontements entre forces de l'ordre et étudiants.

Le coach me prenait par la main et on se cachait dans un coin du terrain où les pierres et les bombes lacrymogènes ne nous atteindraient pas. Comme un film, on voyait les pierres voltigeant et venant s'écraser sur le sol, ensuite les bombes lacrymogènes dégageant leur fumée âcre et piquante. Tout à coup, les éléments des forces de l'ordre purent pénétrer sur le terrain, cherchant à trouver des étudiants qui y seraient cachés. Ils nous virent, et nous demandaient l'air menaçant ce qu'on y faisait. Je balbutiais en voyant sa matraque et son équipement digne des cinémas américains.

Je pus quand même lui expliquer ma journée un peu étrange, et avec son aide, je pus enfin sortir du terrain tout en évitant les jets de pierres. Ouf!! J'ai eu beaucoup de chance, depuis ce jour, je ne vais plus au terrain de tennis, je ne veux plus être la victime de ces émeutes, car ça fait vraiment peur.