Quand glace et vélo se rencontrent - Jessica Rodiguez
Jessica Rodiguez

Mannequin à mes heures, j’emploie la moitié de mon temps à finaliser mes études en esthétique et pour rencontrer le prince charmant. Parce que ce n’est pas toujours facile d’être célibataire de nos jours pour une romantique comme moi. Oh non! C’est d’ailleurs pourquoi ce blogue existe: pour vous raconter – façon sex and the city – mes péripéties de célibataire à Montréal.

Quand glace et vélo se rencontrent

Quand glace et vélo se rencontrent - Jessica Rodiguez

J’étais dans l’incapacité de conduire, suite à une chute où je m’étais foulé le poignet gauche, et la cheville du même côté. J’avais eu de la chance, car j’avais glissé sur une plaque de verglas avec mon vélo. J’aurais pu être blessé encore plus gravement. Le conducteur d’une voiture s’était arrêté. Il m’avait proposé de m’emmener à l’hôpital. J’avais répondu que mon beau-frère était kinésithérapeute, et que je pouvais me passer d’aller dans un établissement hospitalier. Le chauffeur de l’automobile m’avait raccompagné chez moi. Il m’avait même aidé à gravir les marches de l’escalier de mon immeuble. Arrivé à mon palier, il m’avait souhaité de bien me remettre de l’accident, et il m’avait recommandé d’aller voir un médecin, juste pour le cas où mes blessures seraient plus graves que ce que je croyais. Têtu, je n’avais pas voulu l’écouter. Je souhaitais me remettre de mes émotions tranquillement, chez moi. C’était un vendredi soir, et je n’avais pas à aller travailler le lendemain.

Je m’étais persuadé qu’une bonne nuit de repos me ferait le plus grand bien. Tout au contraire, je me réveillais courbaturé, et en douleurs. Au niveau de ma hanche gauche, je vis, en prenant ma douche, un énorme hématome. Ses couleurs étaient un mélange de vert, de jaune et de bleu. J’appelais immédiatement mon beau-frère pour avoir son avis. Malheureusement, il était en déplacement dans une autre province pour un congrès. Il viendrait me voir dès son retour. En attendant, il me conseilla de mettre un gel à l’arnica et de prendre de l’homéopathie ; il m’indiqua le nom des granulés que je devais avaler. J’appelais Ophélie, une de mes cousines qui réside dans le quartier. Je lui expliquais l’embarras dans lequel je me trouvais.

Elle alla au plus vite me chercher les médicaments que mon beau-frère m’avait recommandés. Dès son arrivée, je m’enduis de crème à l’arnica la cheville, la hanche et le poignet. Je pris les granulés d’homéopathie. Je proposais à ma cousine de rester pour partager mon dîner. Elle avait déjà un soin à base d’acide hyaluronique de prévu, mais elle parvint à le décaler. J’avais, dans mon réfrigérateur, du fromage, un reste de légumes et du riz cuit à la façon thaïlandaise. Je mélangeais tout dans un plat qui va au four. Une vingtaine de minutes de cuisson furent nécessaires, pendant lesquelles nous avons discuté de son nouvel emploi, du temps frais pour la saison, et des dernières informations que nous avions vues au journal du soir.