Partir en voyage... Mal équipée ! - Jessica Rodiguez
Jessica Rodiguez

Mannequin à mes heures, j’emploie la moitié de mon temps à finaliser mes études en esthétique et pour rencontrer le prince charmant. Parce que ce n’est pas toujours facile d’être célibataire de nos jours pour une romantique comme moi. Oh non! C’est d’ailleurs pourquoi ce blogue existe: pour vous raconter – façon sex and the city – mes péripéties de célibataire à Montréal.

Partir en voyage... Mal équipée !

Partir en voyage... Mal équipée ! - Jessica Rodiguez

J’avais toujours voulu essayer le kayak. Une randonnée en baie Géorgienne était proposée par une agence de voyages que j’appréciais beaucoup. Ma planification financière personnelle avait été bien gérée et je pouvais m’offrir ce voyage. Je voulais en savoir plus ce qu’était l’endroit de mon séjour. Je cherchais sur Internet des informations, mais je pris aussi la peine d’acheter un livre sur la reconnaissance des plantes dans cette région. Je savais déjà qu’elle était une partie du lac Huron. Ses eaux claires sont réputées pour leur beauté. Le tableau de Varley, qui montrait une tempête dans le lieu où je me rendais, m’avait toujours attirée. Mon impatience d’y aller grandissait chaque jour.

Comme j’étais une débutante, j’avais pris soin de choisir un premier parcours adapté. J’avais pris conseil auprès d’un de mes amis qui a déjà fait une excursion dans cet endroit. Il m’avait parlé de la rivière des Français, dont les eaux se jettent dans la baie. Elle se situe à l’embouchure d’un delta, le spectacle est grandiose. L’été me semblait la saison idéale pour me baigner dans la tiédeur de l’eau. Les petites îles forment des archipels, mon ami avait pris de belles photos qu’il me montra pendant tout un après-midi. J’en ressortis bien informée et préparée à ce que j’allais voir.

Je savais que je devais être accompagnée par une personne d’expérience. La réservation de mon séjour comprenait un guide. Ce que je n’avais pas bien compris, c’était le déroulement. Je pensais qu’un hôtel nous accueillerait la nuit, j’avais prévu en conséquence des petits chaussons et des chemises de nuit en satin, même si mes bagages comprenaient aussi en partie un équipement adapté à l’extérieur.

Après un voyage banal et sans encombre, j’ai retrouvé mon accompagnateur, qui était finalement une accompagnatrice. C’était une femme au sourire franc, grande et campée sur des jambes fortes comme des troncs d’arbre. Son sac à dos était plein. Pour ma part, j’avais une valise et une petite pochette qui se portait en bandoulière. Elle me prévint alors : « Nous partons faire du bivouac en pleine nature, nous dormirons dehors… Vous n’avez pas l’équipement qui convient, je crois ». Heureusement, le centre de la ville possédait un magasin de sport où je trouvais un duvet et d’autres accessoires que je n’avais pas emportés. Je complétais aussi ma tenue par une veste d’été étanche et avec une capuche. J’étais tout à fait prête. La nature me tendait les bras.