Le voyage pour les fraises

Le voyage pour les fraises - Jessica Rodiguez

Je n’ai pas d’auto, car mon côté écologique me le défend. Oui, cette partie de ma personnalité a tendance à dominer une très grande portion de ma vie, mais je ne suis que mieux à cause de ça. Je prouve aux gens que j’ai des valeurs solides et que je vis avec la conscience claire. Mon intégrité est intacte et je suis authentique. Le fait que je n’aie pas de permis de conduire renforce cet aspect de mon caractère.

J’en parle parce que je cherche à faire du covoiturage pour aller dans une ferme qui offre l’auto-cueillette des fraises. Celle près de chez moi a été obligée de faire appel à une compagnie de remplacement toiture Drummondville pour refaire le toit de leur maison. Quand j’ai demandé à mon colocataire quel genre de ferme c'était, il m’a répondu que c’était une ferme biologique, et les propriétaires devaient probablement s’arranger pour que les travailleurs fassent un travail minutieux, qui ne va pas laisser des traces sur leur jardin. Du moins, j’espère que c’est ça, sinon, ça paraîtrait mal pour eux…

En attendant, j’ai trouvé une personne pour venir avec moi à une petite ferme à l’extérieur de la ville qui offre non seulement l’auto-cueillette des fraises, mais aussi des légumes. Je ne me rappelle plus de toutes les sortes de légumes qui sont en saison en ce moment, mais je sais qu’il y a les asperges qui peuvent être cueillies. S’ils ont encore des asperges, je vais sûrement en profiter pour en acheter. Ce serait bon d’avoir de ces légumes fraîchement ramassés, et directement du champ ! Comme ça doit être délicieux de manger ce qui provient de la région !

J’ai déjà l’habitude d’acheter, dans la mesure du possible, ce qui provient de ma région. J’adore surtout consommer les fruits et les légumes frais, car avec ça, on fait des salades incroyables, des desserts exquis et des repas succulents. Je pense bien que j’aimerais avoir un jardin un jour, et je vais vouloir avoir une bonne variété de produits. Je sais que c’est beaucoup de travail, mais les récompenses de ce dur labeur, sont multiples.  Alors, je ne perds rien, en fait, j’y gagne, car en faisant cela, je vais aussi aider à assurer d’avoir une meilleure santé. Je vais manger mieux, mais je vais aussi devoir faire un peu plus d’exercice pour planter, maintenir et cueillir mes aliments. Ce serait une bonne façon de vivre !