Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain - Jessica Rodiguez
Jessica Rodiguez

Mannequin à mes heures, j’emploie la moitié de mon temps à finaliser mes études en esthétique et pour rencontrer le prince charmant. Parce que ce n’est pas toujours facile d’être célibataire de nos jours pour une romantique comme moi. Oh non! C’est d’ailleurs pourquoi ce blogue existe: pour vous raconter – façon sex and the city – mes péripéties de célibataire à Montréal.

Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain

Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain - Jessica Rodiguez

J’avais projeté de faire un voyage en Europe et de passer par la capitale française. Paris m’avait toujours attirée. J’avais vu de nombreuses photographies et aussi des scènes de films qui s’y passaient. J’étais allée au cinéma regarder Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, qui reste pour moi un grand moment de cinéma. Il y a tant de passages drôles ou émouvants qui se passent dans un quartier bien particulier de Paris. Je m’étais documentée sur ce lieu et j’attendais avec impatience d’en faire le tour. Après une cure de juvederm que j’avais prévu juste avant mon départ, car je voulais paraître à mon avantage, je bouclais mes valises un jeudi soir. L’avion partait dans deux jours, j’avais plusieurs lieux à visiter avant en Europe, mais je rêvais déjà de me promener dans les rues de la Ville Lumière. Je devais aussi y revoir un ami qui s’y était installé depuis de nombreuses années.

Je ne fus pas déçue. La beauté de cet endroit hors du temps m’enchanta. Je retrouvais mon ami dans un café du dix-huitième arrondissement. C’est ici que les scènes de mon film préféré avaient été tournées. Le bar était aussi le même. Situé près d’une volée de marches très pentue, et agrémentée d’une rambarde en fer forgé ancienne, je me sentis pénétrer dans une ambiance cinématographique dès que j’arrivais. Le café des Deux-Moulins était le lieu où Amélie était serveuse dans le film. La place était pavée et le couloir de métro était surmonté d’une magnifique enseigne typique des années 1930. C’était vraiment charmant.

Je m’empressais d’entrer. Les boiseries et l’odeur du café, les grandes glaces gravées et les tabourets du comptoir au siège capitonné en cuir bordeaux, tous ces détails créaient une atmosphère chaleureuse. Étienne m’attendait à une table. Je le reconnus immédiatement. Ses traits avaient vieilli, mais il émanait toujours de lui cette tranquillité d’esprit qui se reflétait dans ses attitudes. D’autres que lui, auraient martelé la table de leurs doigts, montrant ainsi leur impatience. Mais pas mon ami, qui était serein en toutes circonstances. Un souvenir de nos jeunes années me revint. Il m’avait défendue contre une bande de jeunes qui chahutaient. Ils n’étaient pas méchants, seulement insistants. Très calmement, il s’était interposé et les avait tancés pour leur manque d’attention envers la gent féminine. C’était aussi vraiment tout lui de s’exprimer ainsi. Finalement, nous étions repartis sans qu’ils nous dérangent. Je comptais lui rappeler cette anecdote de notre passé.